Comment fait-on le vin rosé : nos explications
Le vin rosé séduit toujours plus d'amateurs. Pourtant, beaucoup ignorent comment faire vin rosé précisément. Saignée, pressurage direct, court contact avec les peaux : plusieurs méthodes existent. Chez Vendéole, nos 300 familles de vignerons audois produisent des rosés depuis 1947. Ainsi, découvrez les techniques de vinification du rosé.
Comment faire vin rosé : le principe de base
Contrairement à une idée reçue, le rosé ne se fait pas en mélangeant rouge et blanc. Ainsi, en France, cette pratique est interdite pour les vins tranquilles AOP. De plus, le rosé est issu de raisins rouges, vinifiés selon des techniques spécifiques.
Le principe central : un contact bref entre le jus et les peaux du raisin. En effet, c'est ce contact qui donne la couleur rose, sans pour autant donner les tanins d'un rouge. Par ailleurs, la durée et l'intensité de ce contact déterminent la teinte finale.
Pour découvrir nos cépages utilisés en rosé, consultez nos guides sur le Grenache et le Merlot.
Méthode 1 : le pressurage direct
C'est la méthode dominante en Provence et dans l'Aude. Ainsi, après vendanges, le raisin rouge est directement pressé, comme pour un blanc. De plus, le très court contact (quelques heures) entre jus et peaux donne une couleur rose pâle.
Cette technique convient parfaitement aux rosés "gastronomiques", clairs et fins. En effet, elle permet une grande finesse aromatique. Par ailleurs, c'est la méthode privilégiée pour les rosés de cépages comme Grenache, Cinsault ou Mourvèdre.
Pour découvrir notre Rosé de Vendéole, consultez notre achat vin rosé en ligne.
Comment faire vin rosé : la méthode de saignée
La saignée donne des rosés plus colorés et structurés. Ainsi, après éraflage, le raisin macère quelques heures à 1-2 jours avec les peaux. De plus, on prélève ensuite une partie du jus, qui partira en vinification rosé.
Le marc restant continue sa vinification en rouge. En effet, cette technique a l'avantage de concentrer le rouge tout en produisant un rosé. Par ailleurs, le rosé de saignée présente une couleur plus soutenue, des arômes plus mûrs.
Cependant, cette technique est moins courante aujourd'hui. Beaucoup de producteurs préfèrent le pressurage direct pour des rosés plus modernes.
Méthode 3 : la macération courte
Variante de la saignée, la macération courte produit des rosés intermédiaires. Ainsi, le raisin macère 4 à 12 heures avec les peaux. De plus, on presse ensuite l'ensemble pour récupérer un jus déjà coloré.
Cette méthode permet d'extraire couleur et arômes sans tanins marqués. En effet, elle convient particulièrement aux cépages aromatiques. Par ailleurs, elle donne des rosés expressifs et fruités.
Le résultat se situe entre le pressurage direct et la saignée. Cependant, chaque producteur ajuste selon le style recherché.
Comment faire vin rosé : la fermentation
Une fois le jus rose obtenu, la vinification suit la logique des blancs. Ainsi, fermentation à basse température (16-20 °C) pour préserver les arômes. De plus, la fermentation dure 10 à 20 jours.
Les levures naturelles ou sélectionnées transforment les sucres en alcool. En effet, le contrôle de température permet de conserver fraîcheur et fruit. Par ailleurs, certains producteurs choisissent des levures spécifiques pour orienter le profil aromatique.
La fermentation malolactique est généralement évitée pour les rosés. Cependant, certains rosés structurés en bénéficient pour gagner en rondeur.
L'élevage du vin rosé
Les rosés sont généralement élevés en cuve inox. Ainsi, ce matériau inerte préserve leur fraîcheur et leur fruit. De plus, l'élevage reste court (3 à 6 mois généralement).
Certains rosés "gastronomiques" bénéficient cependant d'un élevage sur lies. En effet, cette technique apporte rondeur et complexité. Par ailleurs, quelques rares cuvées passent même en fût pour gagner en structure.
Pour aller plus loin sur cette phase, consultez notre dossier sur l'élevage du vin.
Comment faire vin rosé : la mise en bouteille
La mise en bouteille intervient rapidement pour préserver la jeunesse du rosé. Ainsi, contrairement aux rouges, les rosés sont mis très tôt après les vendanges. De plus, ils sont généralement consommés dans les 18 à 24 mois suivant la récolte.
Le filtrage final est généralement plus poussé que pour les rouges. En effet, on cherche un vin parfaitement clair et brillant. Par ailleurs, la couleur rose pâle ou plus soutenue dépend de toute la chaîne de production.
Pour découvrir notre guide du vin rosé, parcourez notre dossier complet.
Les rosés Vendéole : nos cuvées
Chez Vendéole, plusieurs cuvées rosées illustrent ces méthodes. Ainsi, notre Rosé de Vendéole, fruité et accessible, est issu d'un pressurage direct. De plus, notre cuvée Des Filles dans le Vent propose plusieurs déclinaisons selon les cépages utilisés.
Le terroir audois, sous double influence atlantique et méditerranéenne, donne des rosés équilibrés. En effet, les vents Cers et Marin préservent la fraîcheur du raisin. Par ailleurs, l'altitude relative de certaines parcelles renforce cette vivacité.
Pour découvrir nos rosés, consultez aussi notre dossier vin d'été et notre achat vin direct producteur. Portés par le même souffle depuis 1947, nos vignerons audois mettent toute leur exigence dans chaque bouteille.
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